Tout ce qui existe est condamné à disparaître

Tout ce qui existe est condamné à disparaître au moment même où ça apparaît,

mais la photographie arrive à produire un objet dans lequel un instant ne continue pas sa  course.

Il est arrêté. Pas ralenti ni raconté après coup, mais arrêté.

Et ce qui étonne, c’est que cette immobilité ne vient pas d’une illusion ou d’un trucage, mais de quelque chose de très concret : 

la lumière.

Cette même lumière qui normalement rebondit sur les choses et disparaît aussitôt,

la photographie la capture en la  rendant durable.

Ici la magie et la physique commencent à se confondre.

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Au-delà de la recherche esthétique